Le Business Plan

Pour un créateur d’entreprise, le business plan est primordial non seulement pour la société, mais également pour tous les acteurs qui vont interagir avec elle.
Le business plan permet de voir si toutes les conditions sont réunies pour créer son entreprise. Il se fait en général sur une vingtaine de pages.
L’objectif est d’avoir un document papier ou numérique qui va non seulement présenter le projet de création d’entreprise, mais également tous les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

A qui s’adresse le business plan ?

Le business plan s’adresse essentiellement à trois acteurs :

  • Au créateur d’entreprise : pour ordonner ses idées et prendre connaissance des étapes indispensables à la création d’entreprise.
  • Aux investisseurs : pour les convaincre d’investir dans le projet.
  • Aux banques : pour obtenir des financements.

Il est important d’adapter chaque business plan au destinataire qu’il vise. En effet, les documents présents dans le business plan doivent être différents pour chaque destinataire.

Toutes les informations n’intéressent pas forcément tous les acteurs, et les éléments à faire ressortir ne sont pas les mêmes.

Les objectifs du business plan

  • Le business plan permet une visibilité de l’activité : la société n’est pas encore totalement créée, ce qui est difficile pour les partenaires d’avoir une visibilité de l’activité. Le business plan leur permet d’avoir une visibilité à la fois sur la société, sur l’entrepreneur ou sur la concurrence ; mais aussi de présenter les chiffres clés du projet.
  • Le business plan permet de prévoir l’activité : avant d’investir dans un projet, la personne ou l’organisme doit disposer d’éléments prévisionnels de la société pour savoir si celle-ci est viable.
  • Le business plan permet de cadrer l’activité : cette dernière étape rejoint les deux premières. Elle permet de savoir si la vision qu’a eue l’entrepreneur est assez proche de ce qui est effectivement prévu pour sa société.

La composition du business plan

Il existe plusieurs modèles de business plan qui sont à adapter en fonction de son interlocuteur, de son activité… Néanmoins, les grandes étapes sont souvent les suivantes :

  • Le résumé opérationnel : il s’agit d’une synthèse de l’ensemble du business plan pour permettre à l’investisseur de définir le projet. Elle doit donner envie au lecteur d’en apprendre davantage sur le projet de création d’entreprise. Cette synthèse fait entre 2 et 4 pages en général.

 

  • Le projet :
  • Présentation du projet : cela permet de connaitre la structure de l’entreprise qui va être créée, quel sera son activité ainsi que les prix proposés. L’objectif est d’être le plus précis possible pour avoir toutes les informations sur l’activité de la société.
  • Présentation de l’équipe et du porteur de projet : cela permet à l’investisseur de prouver que l’équipe peut mener à bien ce projet. Pour cela il est possible d’insérer dans le business plan les CV, l’organigramme, les collaborateurs…

 

  • L’étude de marché : elle indique sur quel marché va se positionner l’entreprise, mais donne également des renseignements sur la taille du marché, ses concurrents et ses consommateurs.

 

  • Les moyens mis en œuvre :
  • Management de l’équipe : cela permet de définir le nombre de salariés qu’il sera nécessaire d’embaucher à la création pour un bon démarrage d’activité, ainsi que les postes qui seront à créer.
  • Stratégie : quelle va être la politique stratégique de l’entreprise pour mener à bien le projet ? Il faudra réfléchir notamment aux moyens à mettre en œuvre pour se faire connaitre.

 

  • Les données financières :
  • Plan de financement : il s’établit le plus souvent sur 3 ans mais peut aussi se faire sur 5 ans. Il va permettre de se renseigner sur les besoins permanents de l’entreprise (que ce soit lors de la création ou pendant toute son activité), mais également sur les ressources durables (argent qui va financer les dépenses) qu’elle pourra tirer.
  • Comptes de résultat prévisionnel.
  • Ratios (par exemple seuil de rentabilité).
  • Plan de trésorerie : il permet de déterminer l’argent qu’il y aura dans la caisse mois par mois, et de prendre des dispositions si le solde est négatif.